Ventilations hautes et basses.


Une amenée d’air doit être disposée et aménagée, compte tenu du système de chauffage, de telle façon que le courant d’air qu’elle occasionne ne constitue par une gêne pour les occupants.
Tout orifice, intérieur ou extérieur, d’amenée d’air doit être disposé de manière à ne pouvoir être obstrué par aucun élément mobile de construction. On entend par élément mobile de la construction, les trappes, les volets pleins, les vantaux de portes, fenêtres et impostes, etc.

Amenée d’air.

Amenée d’air directe.

L’amenée d’air directe est obligatoire lorsque l’évacuation par tirage naturel des produits de combustion des appareils non raccordés n’est assurée que par un passage direct à travers une paroi extérieure du local ou par un conduit débouchant dans une courette.
L’amenée d’air directe peut dans certains cas ne pas être compatible avec les dispositions adoptées par ailleurs. En particulier, l’aération générale et permanente des logements impose des entrées d’air dans les pièces principales.
Pour les bâtiments conformes aux dispositions, soit de l’arrêté du 22 octobre 1969, relatifs à l’aération des logements, l’amenée d’air directe aux appareils installés dans les pièces principales est toujours possible. Elle existe nécessairement si l’aération est générale et permanente.
Lorsque l’aération du logement est réalisée séparément par pièce, comme cela est admis par certaines dispositions de l’arrêté du 22 octobre 1969, les amenées d’air directe sont possibles dans toutes les pièces.
L’orifice peut se trouver sur une paroi quelconque du local (ou à l’extrémité d’un conduit).
Il peut être divisé en plusieurs orifices, situés ou non sur la même paroi (ou sur le même conduit) pourvu que la somme des sections libres des divers orifices soit au moins égale à la section libre prescrite pour un orifice unique.

Amenée indirecte.

L’amenée d’air indirecte doit satisfaire aux dispositions suivantes :
– L’air extérieur pénètre par des amenées d’air directes dans un ou plusieurs locaux, autres qu’un wc, soit voisins, soit séparés par une seule pièce du local à alimenter. Il ne doit pas transiter par un logement voisin, ni par une partie commune de l’immeuble.
– En immeuble existant, le transit par une partie commune de l’immeuble peut être accepté, sous réserve que cette partie commune ne soit pas en communication permanente avec un escalier ou un conduit de ventilation haute. Les orifices de transit ne peuvent être établis que s’ils n’entachent pas le degré de résistance au feu éventuellement prévu de la paroi.
– L’air extérieur peut transiter par un vide sanitaire ventilé, celui-ci étant alors considéré comme un local. Un vide sanitaire est considéré comme ventilé lorsque la section total libre des ouvertures est au moins égale à 5 pour dix mille de la surface horizontale du vide sanitaire. (S ouverture [cm²] ³ 5 × S du vide sanitaire [M²])
– L’air extérieur transite de ces locaux vers le local à alimenter par des passages permanents, spécialement prévus à cet effet.

Conduit

-1) Conduit horizontal, descendant et ascendant.

L’amenée d’air peut être effectuée à l’aide d’un conduit horizontal, descendant et ascendant. La partie horizontale du conduit (si il y en a une) doit être aussi courte que possible. La partie ascendante n’est pas limitée.
L’emploi d’un conduit descendant n’est admis que si le local desservi comporte :
– soit un dispositif d’extraction mécanique, conjointe ou non, de l’air vicié et des produits de combustion. Se reporter à la notice du constructeur.
– soit un conduit d’évacuation des produits de combustion à tirage naturel, auquel est raccordé un appareil d’utilisation du gaz.
– soit un conduit d’évacuation d’air vicié, à tirage naturel.
– soit un orifice de sortie d’air directe sur l’extérieur placé à un niveau supérieur à la prise d’air extérieure du conduit descendant.
Le conduit descendant comporte un tronçon vertical ou oblique obligatoirement accolé au mur à travers lequel s’effectue le prélèvement d’air extérieur. La hauteur de ce tronçon est limitée à celle de la hauteur d’un étage. Cette hauteur peut être portée à deux niveaux si le local comporte un appareil à gaz raccordé à un conduit vertical d’évacuation débouchant en toiture.
Le conduit peut comporter un tronçon horizontal de sortie, dont la longueur développée doit être aussi courte que possible.

2) Raccordements entre tronçons.

Les raccordements entre deux tronçons ou parties de tronçons d’axes différents doivent être réalisés sans étranglement ni arête vive. Ils peuvent être réalisés par des coudes brisés ou à courbure continue. L’angle formé par deux tronçons ou parties de tronçons successifs d’axes différents doit être supérieur ou égal à 90 °.

-3) Section.

Lorsque le conduit ne comporte pas plus de deux changements de direction sur l’ensemble de son parcours, la section minimale est de 100 cm². Dans le cas contraire, la section minimale est de 150 cm².
On ne compte pas comme changement de direction ceux résultant :
– des déplacements de l’axe vertical d’un conduit ascendant obtenus par dévoiements successifs
– de l’angle que peuvent former l’axe des orifices d’entrée ou de sortie d’air et l’axe du tronçon de conduit à l’extrémité duquel ils sont placés.

Appareil à circuit étanche (chaudière à ventouse)


L’appareil prélève, par l’intermédiaire d’un conduit coaxial et à l’aide d’une turbine, l’air nécessaire à la combustion :
soit directement depuis l’extérieur
soit par l’intermédiaire d’un collecteur pouvant desservir plusieurs niveaux.
De ce fait, aucune amenée d’air (directe ou indirecte) n’est nécessaire dans le local contenant l’appareil.

Appareil à circuit non étanche raccordé à un conduit de fumées (chaudière atmosphérique).
Aucune ventilation haute n’est nécessaire. La ventilation basse peut être directe ou indirecte et sa hauteur n’est pas limitée.
La section nette de celle-ci dépend de la puissance nominale de l’appareil :
P <= 25 KW, S = 50cm²
25 KW < P <= 35 KW, S = 70cm²
35 KW < P <= 50 KW, S = 100cm²
50 KW < P <= 70 KW, S = 150cm²

Appareil non raccordé (cuisinière, chauffe-eau, etc…)


Ventilation haute obligatoire, devant avoir une section nette minimale de 100cm² avec le haut de l’orifice à 1,80m par rapport au sol du local.
– Cas où un appareil à tirage naturel raccordé à un conduit de fumées se trouve dans le même local :
Un orifice supplémentaire n’est pas obligatoire si le coupe tirage de l’appareil raccordé est à une hauteur minimale de 1,80m par rapport au sol du local.
La ventilation basse peut être, dans ce cas, à amenée d’air directe ou indirecte et sa hauteur par rapport au sol du local n’est pas limitée.
Sa section est fonction de l’appareil le plus puissant avec un minimum de 100cm²
– Cas où la ventilation haute est faite par un conduit à tirage naturel débouchant en toiture :
La section nette minimale de ce conduit doit être de 100cm².
Le haut de l’orifice doit se situer à 1,80m minimum par rapport au sol du local.
La ventilation basse peut être à amenée d’air directe ou indirecte et sa hauteur n’est pas limitée.
La section de la ventilation basse est fonction de la puissance nominale de l’appareil le plus puissant :
P <= 25 KW, S = 50cm²
25 KW < P <= 35 KW, S = 70cm²
35 KW < P <= 50 KW, S = 100cm²
50 KW < P <= 70 KW, S = 150cm²
– Cas où la ventilation haute est faite au travers d’une paroi extérieure :
La section nette minimale doit être de 100cm²
La hauteur du haut de l’orifice doit être à 1,80m minimum par rapport au sol du local
La ventilation basse est obligatoirement à amenée d’air directe
La hauteur du haut de l’orifice de cette ventilation basse ne doit pas excéder 0,30m par rapport au sol du local
La section nette de celle-ci est fonction de la puissance nominale de l’appareil :
P <= 35 KW, S = 100cm²
35 KW < P <= 70 KW, S = 150cm²

 Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements 

Article 11 . chaudière cheminée avec VMC

Lorsque l’évacuation de l’air est faite par un dispositif mécanique (VMC), les conduits de fumée et foyers situés dans les logements, fonctionnant par tirage naturel doivent être tels que la dépression créée dans un logement par l’évacuation mécanique de l’air ne puisse entraîner d’inversion de tirage, notamment lors de l’allumage de certains foyers.